Alain-Fournier
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Alain-Fournier, pseudonyme d'Henri-Alban Fournier (3 octobre 1886 - 22 septembre 1914) est un écrivain français, mort à l'âge de 27 ans après avoir écrit un unique roman, le Grand Meaulnes.
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[modifier] Biographie
Alain-Fournier est né le 3 octobre 1886 à La Chapelle-d'Angillon dans le Cher et passa son enfance en Sologne et en Bas-Berry où ses parents étaient instituteurs. Il poursuivit des études secondaires au lycée Lakanal, à Sceaux, près de Paris, où il prépara sans succès le concours d'entrée à l'École normale supérieure, mais se lia d'amitié avec Jacques Rivière qui épousa sa jeune sœur, Isabelle, en 1909.
C'est en juin 1905, au cours d'une brève promenade sur les quais de la Seine, qu'il rencontra Yvonne de Quiévrecourt, qui fut le premier grand amour de sa vie et dont il s'inspira pour composer le personnage d'Yvonne de Galais dans son roman. Il ne la retrouva que huit ans plus tard mariée et mère de deux enfants; cette brève rencontre n'eût aucune suite.
En 1957, Pauline Benda — au théâtre « Madame Simone » — révéla la liaison qu'elle avait eue avec l'écrivain lorsque celui-ci était secrétaire de son mari Claude Casimir-Perier [1]. Leur correspondance a été publiée en 1992. Après la mort d'Alain-Fournier , Madame Simone refit sa vie avec le poète cognaçais François Porché, mais la famille d'Alain-Fournier lui reprocha de ne pas rester fidèle au souvenir d'Alain-Fournier.
Lieutenant de réserve, il partit en campagne dès la mobilisation avec le 288e régiment d'infanterie. On porta Fournier disparu au cours des combats des Éparges, près de Verdun, le 22 septembre 1914, dans les premiers affrontements de la Première Guerre mondiale. Cette disparition fit travailler l'imaginaire de beaucoup jusqu'à ce que son corps fût retrouvé et identifié en 1991 à quelques centaines de mètres de la Tranchée de Calonne. Il avait été enseveli dans une fosse commune creusée par l'armée allemande à Dommartin-la-Montagne, avec 20 autres soldats français originaires pour la plupart de la région de Mirande[2].
Il fut inhumé l'année suivante dans le cimetière militaire de Saint-Rémy-la-Calonne.
Son nom figure sur les murs du Panthéon de Paris dans la liste des écrivains morts au champ d'honneur pendant la guerre 1914-1918.
[modifier] Å’uvres
- 1913 : le Grand Meaulnes (publié de juillet à novembre dans la Nouvelle revue française et chez Emile Paul la même année)
- La peinture, le cœur et l'esprit. Correspondance inédite (1907-1924). André Lhote, Alain-Fournier, Jacques Rivière
- 1925 : Correspondance avec Jacques Rivière
- Lettres au petit B... (le "petit B." était René Bichet, poète, et ami d'Alain-Fournier et de Jacques Rivière)
- Lettres à sa famille (1905-1914)
- Miracles (poèmes)
- 1992 : Alain-Fournier, Madame Simone, Correspondance 1912-1914, Fayard, 04/11/1992, (ISBN 2-213029989)
- 1990 : Colombe Blanchet - Esquisses d'un second roman inédit. Transcription d'un manuscrit de 133 pages éparses (esquisses et brouillons, notes préparatoires), Le cherche midi, 1990
[modifier] Liens externes
- Site consacré à Alain-Fournier et au Grand Meaulnes
- Le cimetière où repose Alain Fournier
- fiche « Henri Alban Fournier » dans le fichier des morts pour la France du ministère de la défense
- Localisation de la tombe d'Alain Fournier sur WikiMapia
(fr) Livre audio mp3 gratuit 'le grand Meaulnes' d'Alain-Fournier.
[modifier] Bibliographie
- Alain Buisine, Les Mauvaises Pensées du Grand Meaulnes, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « Le texte rêve », 1992, 126 p. (ISBN 2-13-044698-1).
- Violaine Massenet, Alain-Fournier : biographie, Paris, Flammarion, coll. « Grandes biographies », 2005, 295 p. (ISBN 2-08-068173-7).
- Michel Forrier, Madame Simone, des théâtres parisiens à l'Académie d'Angoumois, Paris, le croît vif, 2008, 237 p., (ISBN 978-2-916104-39-3)
[modifier] Notes
- ↑ François Dufay, « Alain-Fournier sans légende », le point 05/10/06 — N°1777 — Page 110
- ↑ Le cimetière où repose Alain Fournier